VOCO Dental Aid

Dans le cadre de son initiative „VOCO Dental Aid“, VOCO soutient divers projets d’aide dentaire. Des bénévoles s'engagent pour ces projets, et par leurs interventions dans différents endroits du monde entier, parfois même d’une durée de plusieurs semaines, ils contribuent considérablement aux soins dentaires primaires. Cette aide est particulièrement destinée aux personnes n’ayant pas ou que très peu accès aux prestations du système de santé de leur pays. Très souvent, ces personnes habitent dans des régions reculées et accessibles seulement par des chemins difficilement praticables. Sur le terrain, d’autres challenges les attendent. Les conditions de travail pouvant être particulièrement compliquées, une bonne qualité et une très grande facilité d'utilisation des produits utilisés sont l’essentiel. VOCO apprécie beaucoup cet engagement humanitaire des bénévoles du secteur dentaire et les soutient avec des produits gratuits de sa gamme éprouvée. A l’aide de ces produits des traitements généraux et prophylactiques sont réalisés et des services dentaires sont équipés pour des traitements futurs, le cas échéant. Ici, vous trouverez de plus amples informations sur quelques projets d’aide que nous avons déjà soutenu dans le cadre de notre initiative « VOCO Dental Aid ».

Opération d'aide humanitaire dentaire en Bolivie
VOCO Dental Aid
Exercice de la technique de brossage des dents sur le modèle, puis sur les dents Dr Annette Schoof-Hosemann à Santa Cruz, en Bolivie. Tobias Kleinert, étudiant en médecine dentaire, fluore à la chaîne les dents des L'équipe de chirurgiens-dentistes humanitaires : Dr Annette Schoof-Hosemann, Tob

En août 2017, Dr Annette Schoof-Hosemann, chirurgien-dentiste, se rend pour la huitième fois en Bolivie dans le cadre d'une opération d'aide humanitaire dentaire. Ce type d'opération est désormais presque une routine pour elle.
Cette fois-ci, elle est accompagnée de trois étudiants de l'université de médecine dentaire de Giessen : Tobias Kleinert, Alexandra Krumb et Stephanie Kokoschka.
C'est la première fois que cette équipe se rend ensemble à Santa Cruz de la Sierra, une métropole de plusieurs millions d'habitants, ville dans laquelle se trouve leur lieu de travail pour les semaines à venir : une minuscule salle sans fenêtre dotée d'une vieille unité dentaire qui ne fonctionne plus vraiment dans un centre pour enfants situé à Los Lotes, le quartier le plus pauvre de Santa Cruz. Grâce au soutien financier de l'association Dentists and Friends, la salle a pu être fraîchement rénovée peu avant leur arrivée et l'unité dépoussiérée après avoir longtemps sombré dans l'oubli. Elle ne correspond certes pas tout à fait aux standards allemands habituels, mais avec un peu de talent d'improvisation, elle constitue déjà une bonne base de travail.

 

Un battage publicitaire a été mené à Los Lotes, à tel point que les patients font déjà la queue lorsque l'équipe de chirurgiens-dentistes propose pour la première fois des soins gratuits. Les trois étudiants sont choqués par les dentures en piteux état des patients. Après son huitième séjour en Bolivie, Dr Annette Schoof-Hosemann est déjà presque habituée à ce spectacle. Elle leur annonce déjà qu'ils rencontreront des dentitions dans des états encore bien pires. En effet, il n'est pas possible d'acheter des brosses à dents partout.

 

Pendant une semaine, l'équipe de quatre effectue un travail à la chaîne à Santa Cruz : ils extraient 35 dents chez 88 patients et réalisent 75 obturations. Après ce travail épuisant mais néanmoins productif à Santa Cruz, ils se rendent à Altiplano, à presque 4 000 m d'altitude.
A La Paz, sur le chemin du lac Titicaca, les voyageurs achètent des ustensiles dentaires qui manquent au cabinet de Challa : par ex. gants, masques, désinfectants, antalgiques et antibiotiques. Bien entendu, ils doivent également se procurer des ustensiles pour le brossage des dents, afin de fournir des instructions en matière d'hygiène bucco-dentaire dans les écoles. Au total, ils remplissent leurs sacs de voyage avec pas moins de 500 brosses à dents et dentifrices. Après avoir fait leurs achats, ils parcourent près de 140 km jusqu'au lac Titicaca, puis poursuivent leur périple en bac pour atteindre le minuscule village de Challa, de l'autre côté du lac. Alors qu'à Santa Cruz règne une chaleur tropicale et une agitation bruyante typique d'une métropole de plusieurs millions d'habitants, sur l'île, la vue sur les richesses de la nature est spectaculaire.

 

À Challa, ainsi qu'à Yumani, un village situé encore plus haut, l'équipe de médecins apprend l'hygiène bucco-dentaire nécessaire au quotidien à plus de 500 élèves, dans deux des trois écoles. Ils essaient ainsi de leur expliquer les causes de l'apparition des caries, distribuent des brosses à dents, se lavent les dents ensemble, puis procèdent à une fluoruration avec le produit Voco Fluoridin N5.
Comme Dr Annette Schoof-Hosemann rend visite régulièrement à ces écoles depuis 2013, les écoliers bénéficient pour la cinquième fois de ces mesures de prévention. C'est pour eux toujours une immense joie de revoir la « Doctora » et ils lui arrachent presque des mains le matériel pour se brosser les dents. Malheureusement, l'état de leurs dents ne s'est pas amélioré. Très peu de dentures ne présentent aucune carie. Nombreux sont les enfants et les adolescents qui n'ont aucune dent saine. Pour les étudiants qui l'accompagnent, ce spectacle est un véritable choc. Les dentures en piteux état, voire totalement délabrées, sont presque une normalité chez les adolescents, un constat à la fois effrayant et frappant pour eux.

 

Toutefois, quelques légers progrès se font constater : désormais, les patients portent un réel intérêt à se faire examiner et nettoyer les dents. L'équipe est ainsi littéralement assaillie par les élèves. Mais pour pouvoir pratiquer les soins urgents nécessaires (par ex. les extractions), les praticiens ont eu une idée. Une boîte à récompense avec des cadeaux. À la perspective de recevoir un cadeau de cette boîte, les enfants se précipitent massivement.
À la fin de leur mission, l'équipe peut se targuer d'avoir traité 88 patients et d'avoir réussi à pratiquer des obturations et des extractions, et pas uniquement les nettoyages souhaités.
Sur l'île, Dr Annette Schoof-Hosemann est appelée affectueusement « la Doctorita » (= la petite doctoresse). Après tout ce travail épuisant, l'ampleur de la gratitude des patients est un cadeau extraordinaire, une récompense pour toutes les conditions défavorables.

 

VOCO a apporté son soutien à cette opération humanitaire en faisant don de plusieurs produits dentaires, avec notamment les matériaux d'obturation Grandio et Grandio Flow, l'adhésif Futurabond DC et la pâte Calcicur à base d'hydroxyde de calcium. Fait intéressant : la teinte de dent la plus courante en Bolivie est A2.

Une chirurgien-dentiste allemande au Pérou
VOCO Dental Aid
Une chirurgien-dentiste allemande au Pérou « Une étreinte peut parfois aussi faire merveille », déclare Dr Renata Messner. « Une étreinte peut parfois aussi faire merveille », déclare Dr Renata Messner. La prévention est importante. C'est pourquoi les enfants ont appris à se laver l

Il y a déjà presque 30 ans, Renata Messner, alors âgée de 24 ans, s'était rendue aux Îles Fidji pour y faire un stage dans le cadre de ses études de médecine. C'était la première fois qu'elle partait en bénévolat dans un pays lointain pour y aider des personnes dans le besoin. « À l'époque, j'avais extrait près de 300 dents en trois mois et étais rentrée forte de nombreuses expériences », se souvient la chirurgien-dentiste qui, aujourd'hui, a son propre cabinet dentaire à Mülheim an der Ruhr, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

 

Cette-fois ci, Dr Renata Messner est partie en Amérique du Sud, plus précisément au Pérou, parcourant à nouveau plus de dix milles kilomètres pour offrir pendant trois semaines son aide en tant que bénévole à l'association allemande « Zahnärzte helfen ». « Après 25 ans passés dans le métier et forte de mon expérience, j'ai pensé à l'objectif que je m'étais fixé d'aider les gens. Toutefois, je ne voulais pas rentrer en Europe sans emporter quelque chose de ce pays », explique la chirurgien-dentiste. Son compagnon et son fils de 14 ans l'ont accompagnée pendant son voyage en Amérique du Sud.

 

Surmonter les barrières linguistiques

La famille s'est tout d'abord rendue à Urubamba, un lieu que la plupart des touristes ne font que traverser pour se rendre aux ruines de Machu Picchu. À Urubamba, l'association partenaire « Herzen für eine neue Welt – Corazones para Peru » a assuré l'organisation ultérieure de l'aide humanitaire. Pour le docteur Messner, deux lieux d'intervention étaient au programme : un village d'enfants à Munaychay et la localité de Huilloc. Les habitants des villages de montagne avoisinants s'y sont également rendus. Toutefois, pour se faire comprendre, la chirurgien-dentiste a eu besoin d'aide. En effet, les habitants des régions isolées parlent le quechua. « Je n'ai malheureusement pas pu m'entretenir directement avec eux. La chirurgien-dentiste péruvienne Brikz, qui travaille sur place pour l'organisation humanitaire, a eu la gentillesse de tout traduire pour moi. Formée au Pérou, elle sait parfaitement extraire les dents malgré son jeune âge et son manque d'expérience professionnelle », explique Renata Messner.

 

Aller chez le dentiste lorsqu'il est presque déjà trop tard

Un acte nécessaire, car les habitants de cette contrée ne connaissent pas les examens préventifs. « La plupart d'entre eux ne vont chez le dentiste que lorsqu'une extraction est inévitable et que plus rien d'autre ne peut être fait », explique la chirurgien-dentiste. Pour le traitement dentaire et une restauration sans extraction, Renata Messner a reçu des dons de fabricants de matériel dentaire : « J'en suis très reconnaissante. Même si les enfants sont très bien soignés par l'organisation, beaucoup d'entre eux souffraient toutefois d'une inflammation gingivale. Pour ces enfants, mon rôle principal consistait à un traitement de détartrage. » En outre, elle a essayé d'attirer l'attention – surtout des enfants plus âgés – sur les habitudes alimentaires en leur demandant de manger plus souvent des fruits et des légumes.

 

Une expérience pour la vie

Pour les plus petits patients, le traitement dentaire s'est avéré très souvent plus difficile. « Pour les plus petits, le fait qu'on leur accorde du temps et de l'attention est plus important que la qualité du traitement dentaire dont ils bénéficient au village d'enfants. Une étreinte peut parfois aussi faire merveille. Les enfants étaient extrêmement reconnaissants et cherchaient ma compagnie. C'est une expérience que je n'oublierai jamais », déclare la chirurgien-dentiste, avant d'ajouter : « Ma famille et moi avons beaucoup apprécié notre séjour au Pérou, et nous avons été surpris de constater sans cesse combien il était possible de donner en si peu de temps. Le métier que l'on exerce n'est pas toujours le plus important. Tout le monde peut aider, et toute aide est la bienvenue ! » Dès que possible, elle aimerait à nouveau repartir en volontariat en Amérique du Sud.

Aider les enfants dans le « plus grand combat de leur vie »
VOCO Dental Aid
(Neu) Dr Tomislav Skrinjaric, professeur auxiliaire au centre hospitalier universitair Il prodigue dans sa clinique des soins gratuits aux enfants cancéreux. Dr Skrinjaric utilise pour son travail uniquement des produits dentaires de gran Ses patients se sentent avec lui en sécurité. Le grand événement de la séance pour les enfants est le moment où ils peuvent ch

Dr Tomislav Skrinjaric a commencé sa carrière dentaire au centre hospitalier universitaire de Zagreb en Croatie. Il y est entre-temps devenu professeur auxiliaire au service d'odontologie pédiatrique et préventive. Il y a deux ans, il a décidé de consacrer une partie de son temps au traitement d'enfants cancéreux. Il explique au cours d'une interview les raisons de cette décision et l'importance de ce travail pour lui.

 

Depuis combien de temps exercez-vous comme dentiste ? Pourriez-vous nous parler de votre carrière en quelques mots ?

J'ai été diplômé en 2006 de la School of Dental Medicine (faculté de médecine dentaire) de l'Université de Zagreb, en Croatie. J'ai ensuite entamé ma carrière de dentiste au Département de prothèses fixes à la School of Dental Medicine de l'Université de Zagreb à la fin de l'été 2007. J'y suis resté un an et demi. Puis au printemps 2009, je suis passé au Département d'odontologie préventive pédiatrique où je me suis spécialisé dans cette discipline en 2012. J'ai défendu ma thèse de doctorat en traumatologie dentaire en 2013. J'ai été nommé en mai 2016 professeur adjoint au Département d'odontologie préventive pédiatrique. Mes principaux centres d'intérêts sont la traumatologie dentaire, la sédation en odontologie, les matériaux dentaires, la génétique oro-faciale, l'imagerie et le diagnostic 3D et, en particulier, les soins dentaires chez les patients en pédiatrie atteints de cancer. Voilà ce qu'il en est dans les grandes lignes.

 

Qu'est-ce qui vous a attiré vers les patients en oncologie pédiatrique ? Pour quelles raisons avez-vous décidé de vous impliquer pour ces patients ?

J'ai choisi de traiter des patients en oncologie après la première visite d'un jeune patient cancéreux. Je n'étais absolument pas satisfait des traitements dentaires dispensés par le dentiste précédent, ou peut-être serait-il plus juste de dire que j'étais très déçu de la qualité des soins dentaires. Ces enfants traversent l'épreuve la plus difficile de leur vie, tout comme leurs parents. Le traitement médical est très éreintant, autant sur le plan physique que sur le plan psychique, et leurs parents souffrent avec eux. Je pense que la moindre des choses qu'un dentiste puisse faire pour ces patients est de leur fournir des restaurations dentaires impeccables, d'une qualité supérieure.

 

Un grand nombre de patients en oncologie venus me voir avaient une dentition en bien mauvais état lors de leur première consultation. En général, de nombreux parents ne sont pas très bien informés sur une alimentation appropriée et sur l'importance de l'hygiène bucco-dentaire, et ces lacunes se reflètent dans la santé bucco-dentaire de leurs enfants. Avec les patients en oncologie, la situation est beaucoup plus compliquée car, en raison de leur hospitalisation et de l'ensemble des traitements médicaux, ils ne sont tout simplement pas en mesure de prendre soin de leur hygiène bucco-dentaire autant qu'ils le souhaiteraient.

 

Chez les patients en oncologie pédiatrique, la santé bucco-dentaire est extrêmement importante dans le cadre de leur traitement général. En effet, même l'infection bactérienne la plus minime peut en fin de compte compromettre leur état de santé lors d'un traitement médical crucial, par ex. pendant une immunosuppression, une chimiothérapie myéloablative ou une greffe de moelle osseuse. C'est pourquoi le traitement de caries, ainsi que les soins endodontiques, exigent des soins dentaires irréprochables.

 

Combien d'enfants malades avez-vous déjà traités ?

Cela fait deux ans que j'ai commencé et j'ai traité jusqu'à maintenant environ 40 patients en oncologie pédiatrique.

 

Combien de temps investissez-vous dans votre projet « Dental Aid » ? Avez-vous un emploi du temps déterminé pour le traitement des patients en oncologie pédiatrique ?

Le traitement de patients en oncologie pédiatrique est difficilement planifiable. Les rendez-vous pour soins dentaires ont lieu selon les besoins. J'ai quelquefois 4 ou 5 patients dans une journée, et d'autres fois je n'en ai aucun pendant 3 ou 4 semaines. La fréquence de leurs visites dépend du temps dont je dispose avant un traitement médical crucial, par exemple une greffe de moelle osseuse, ou du fait que ces enfants partent pour suivre un traitement à l'étranger, ou encore en raison d'une forte aggravation de leur état immunitaire.

 

Si j'ai un patient en oncologie pédiatrique qui requiert des soins dentaires approfondis, mais qui n'a que quelques jours, je me consacre entièrement à lui. Je le soigne donc tous les jours, je reporte les rendez-vous d'autres patients réguliers et je mets mes autres obligations de côté. S'il s'agit d'un patient très petit ou non coopératif qui nécessite un traitement en urgence, je le soigne sous anesthésie générale en salle d'opération dans notre autre CHU. Nous réalisons alors l'ensemble des soins dentaires en une seule séance.

 

À quoi un dentiste devrait-il attacher une attention particulière pour traiter ces patients ?

À mon avis, le traitement dentaire de patients en oncologie pédiatrique est le domaine d'odontologie le plus complexe et impliquant le plus de responsabilité. Un traitement superficiel peut compromettre l'état de santé de ces petits enfants et mettre leur vie en danger. Même la réussite de leur traitement médical général est incertaine et de mauvais soins dentaires réduisent encore leurs chances de survie. C'est pourquoi il est impératif de faire preuve de méticulosité et de rapidité pour obtenir un résultat impeccable.

 

Outre les critères cliniques extrêmement stricts d'un traitement dentaire, les facteurs essentiels pour les patients en oncologie pédiatrique sont un comportement adapté et une grande empathie envers ces enfants gravement malades. La plupart d'entre eux, tout comme leurs parents, sont assez déprimés par la situation globale. J'ai eu beaucoup de patients très récalcitrants. Il m'a fallu parfois déployer des efforts énormes et faire preuve de patience pour adapter mon comportement et obtenir leur coopération et pouvoir, ainsi, commencer les soins dentaires. Cela peut quelquefois être extrêmement difficile psychologiquement pour le dentiste, surtout à cause du progrès de la maladie pernicieuse chez ces petits patients. Certains d'entre eux, tout à fait conscients de la progression de leur maladie maligne et de l'issue finale fatale, réconfortent leurs parents qui souffrent horriblement de voir le manque d'efficacité des médicaments et l'échec du traitement médical de leur enfant.

 

Certains patients souffrent de dysfonctionnements neurologiques dus à des tumeurs au cerveau. Le dentiste se trouve confronté à une situation où le patient secoue la tête de manière incontrôlée et il le faut traiter dans des conditions déjà très délicates. Vous traitez par exemple une lésion carieuse juste au-dessus de la pulpe, c'est-à-dire que vous avez seulement un dixième de millimètre qui vous sépare du traitement endodontique, vous êtes à un dixième de millimètre de complications supplémentaires dans les soins ou éventuellement de l'extraction de la dent. Vous ne pouvez pas vous permettre une complication supplémentaire parce que vous avez un délai strict pour terminer le traitement et vous ne voulez pas déprimer encore plus ce petit patient en lui arrachant une dent et en le défigurant.

 

Aussi, à cause de leur maladie et du traitement médical général, certains petits patients ont des débordements psychologiques en pleine séance dentaire. Il vous faut donc être très rapide et habile pour les restaurations dentaires.

 

Quels sont vos objectifs et vos attentes avec ce projet ?

Outre le savoir-faire du dentiste, un aspect très important pour l'ensemble du traitement est le choix des matériaux dentaires à utiliser pour le patient. Le marché offre un très large choix de matériaux dentaires, dont la plupart est fiable. Mais cela ne suffit pas pour traiter des patients en oncologie. En plus de le mériter, ils exigent aussi les meilleurs matériaux dentaires possibles. Traiter des patients en oncologie pédiatrique avec des produits dentaires qui ne sont pas fiables relève d'une conduite pour le moins douteuse. Les matériaux dentaires destinés à ces patients très exigeants et dans ces conditions dentaires si délicates doivent présenter des propriétés physiques exceptionnelles, et leur biocompatibilité est également extrêmement importante.

 

Les produits dentaires VOCO devancent la concurrence sur le marché mondial, car ils offrent les meilleures propriétés physiques, à savoir une qualité et une longévité hors normes pour les restaurations dentaires.

 

De plus, un critère très important pour un matériau dentaire réside dans sa biocompatibilité, c'est-à-dire sa non-toxicité. Les séries Admira Fusion de composites ORMOCER nanohybrides sont bien connues pour leur absence de monomères classiques dans leur composition et donc pour ne pas libérer de composants toxiques dans l'organisme d'enfants gravement malades au système immunitaire affaibli.

 

Le compomère coloré Twinky Star produit également un effet incroyable sur le comportement de mes petits patients. La facilité avec laquelle j'ai pu établir une coopération avec certains enfants récalcitrants et la simplicité de la procédure de soins dentaires étaient vraiment fabuleuses.

 

Il en va de même pour de nombreux autres produits dentaires VOCO, comme le vernis Profluoride Varnish avec ses savoureux parfums, les fonds de cavité faciles à appliquer (Ionoseal, Calcimol LC), et bien d'autres encore.

 

J'ai une grande confiance dans toute cette gamme de matériaux dentaires, car j'utilise les produits les plus fiables sur le marché. C'est pourquoi je suis persuadé que ces restaurations dentaires seront d'une excellente qualité et que ces petits patients cancéreux bénéficieront d'un traitement optimal et dans les meilleures conditions possibles, du moins au niveau dentaire.

 

Tout cela n'aurait pas été possible sans le projet « VOCO Dental Aid » et les dons extrêmement généreux sous forme de divers matériaux dentaires VOCO pour le traitement de ces enfants gravement malades. J'espère que le projet « VOCO Dental Aid » pour les soins dentaires de patients en oncologie pédiatrique se poursuivra et apportera la meilleure qualité de produits dentaires pour ces enfants si gravement atteints.

 

Que signifie pour vous votre travail pour ce projet ?

Lors de ma première visite, la plupart de ces enfants en oncologie étaient assez déprimés par leur situation globale, c'est-à-dire par leur maladie et le traitement médical éprouvant. Pour certains enfants non coopératifs, les parents doutaient sérieusement que nous soyons en mesure de traiter toutes les dents qui en avaient besoin, notamment en raison du peu de temps dont nous disposions. Quelques parents m'ont tout de suite demandé, dès la première visite, de traiter leur enfant sous anesthésie générale, parce qu'ils ne pensaient pas que nous puissions réussir à rendre coopératif leur enfant récalcitrant. Il était nécessaire, pour surmonter cet obstacle, de déployer des efforts colossaux au niveau comportemental. Par ailleurs, les produits dentaires VOCO m'ont été d'une grande aide, tout spécialement Twinky Star, unique en son genre. Twinky Star m'a ouvert bien des portes en termes de coopération.

 

Je commençais le traitement en phase de dépression grave avec des enfants cancéreux non coopératifs présentant des lésions carieuses étendues et de nombreuses dents abîmées. Et je le terminais avec le sourire éclatant de ces patients gravement malades qui venaient à mon cabinet si heureux et avides d'amitié. C'est là que je me suis rendu compte de l'importance d'un sourire sain pour ces enfants et combien ils étaient heureux et gentils en dépit de tous les problèmes sérieux auxquels eux-mêmes et leurs parents sont confrontés. Certains de ces enfants ont déclaré que j'étais leur meilleur ami, ils m'embrassaient quand ils me voyaient et voulaient être photographiés avec moi en souvenir. À mon grand regret, certains de mes grands amis ne sont plus parmi nous parce que la maladie ne les a pas épargnés. Mais je n'oublierai jamais les moments que nous avons passés ensemble. La métamorphose de leur moral d'extrêmement négatif à extrêmement positif et profondément heureux, en dépit de leur grave maladie, est absolument incroyable et, à elle seule, une grande satisfaction pour moi.

 

Avoir fait ne serait-ce qu'un tout petit peu partie de leur vie, mais de manière très positive, est un honneur exceptionnel et une reconnaissance extraordinaire pour moi. Cela va beaucoup plus loin qu'une restauration dentaire complexe. C'est pourquoi je veux continuer de consacrer ma carrière au traitement de patients en oncologie pédiatrique.

Destination Îsles du Vent et Îsles Sous-le-Vent
VOCO Dental Aid
VOCO a apporté son soutien à une opération d'aide humanitaire sur les îles du Ca Le Cap-Vert est un archipel encore peu connu du tourisme de masse, mais très app L'île de Santiago est caractérisée par des paysages volcaniques. Un grand nombre d'enfants s'est présenté avec des traumatismes ou des défauts au De nombreuses caries importantes ont surtout été constatées chez les enfants et Chez ce jeune patient, presque toutes les dents avaient été détruites par des ca L'insuffisance, voire le manque total d'hygiène bucco-dentaire et la forte conso Le dernier jour de l'opération, des brosses à dents ont été distribuées dans une Les quatre praticiens dentaires venus d'Allemagne, avec le personnel hospitalier Ont participé à l'opération de la DWLF au Cap-Vert : Julia Reichmann, Dr Carina

Situées entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique du Sud, les îles du Cap-Vert ont l'air de petites taches posées sur le bleu de l'Atlantique. Doté de paysages très diversifiés et d'un climat modéré constant, cet archipel à l'ambiance exotique et au mélange culturel particulier constitue une destination encore peu connue du tourisme de masse mais depuis longtemps très appréciée des voyageurs qui aiment le soleil et ont soif d'aventure. Cependant, la plupart des tourismes ignorent tout des revers de l'État insulaire idyllique. D'autres s'y engagent à titre bénévole pour venir en aide à ceux qui n'ont habituellement pas ou seulement difficilement accès aux soins médicaux.

Une idylle tropicale trompeuse

Le Cap-Vert (en portugais República de Cabo Verde) compte avec une superficie d'un peu plus de 4 000 km2 et une population d'environ 520 000 habitants parmi les plus petits pays au monde. Situé à quelque 500 kilomètres de la côte ouest-africaine, l'archipel se compose de 15 îles dont 9 sont habitées. Selon qu'elles sont situées au-dessus ou en dessous des courants de l'alizé du Nord-Est, les îles sont dites « du vent » (îles du nord de l'archipel) respectivement « sous le vent » (îles du sud de l'archipel). Autrefois province portugaise d'outre-mer, le Cap-Vert est un État souverain depuis 1975 et progresse depuis plusieurs années au classement mondial du développement.

Toutefois, le pays ne dispose ni de ressources minérales ni de conditions naturelles propices à une agriculture rémunératrice axée sur l'exportation. Outre l'aide économique étrangère, le pays tire ses revenus de l'exportation de produits issus de la pêche, de textiles et de produits semi-finis ainsi que du tourisme qui se développe lentement. Face à un taux de chômage de 21 %, un grand nombre de la population, soit près de deux tiers des familles autochtones, dépendent des transferts de fonds envoyés par les Cap-Verdiens vivant à l'étranger pour subvenir à leurs besoins.

Un système de santé fournissant uniquement des soins de base

Au Cap-Vert, on compte uniquement 50 médecins pour 100 000 habitants. De ce fait, les services de santé publique ne peuvent prodiguer que des soins de santé primaires. En outre, il faut savoir que l'équipement dans les hôpitaux et les cabinets médicaux est de loin inférieur au standard de l'OCDE. On ne compte que 20 chirurgiens-dentistes, dont la moitié est établie en cabinet privé. La majorité de la population n'est pas en mesure de payer les soins prodigués dans les cabinets privés, ce qui est dû aux coûts des soins, mais aussi aux frais de transport relativement élevés.

En effet, les cabinets dentaires, qu'ils soient publics ou privés, ne sont pas répartis uniformément sur l'archipel, ce qui signifie qu'il faudrait prendre l'avion ou le ferry pour se faire soigner sur l'une des plus grandes îles, parfois même dans la capitale Praia. Un grand nombre des habitants du Cap-Vert n'avaient donc encore jamais été chez le chirurgien-dentiste. Les soins dentaires sont également peu développés. Au Cap-Vert, on ne connaît ni prophylaxie de la carie dentaire, ni fluoruration, ni scellement, sans parler des traitements endodontiques et orthodontiques ou des traitements de la parodontite. De plus, en raison du manque de matériel, on effectue souvent une extraction au lieu d'une restauration.

Opération humanitaire à São Domingos avec la DWLF

Afin de pouvoir apporter son soutien au moins à quelques-uns des habitants, l'organisation humanitaire « Dentistes sans frontières » (Dentists Without Limits Foundation, DWLF) organise régulièrement des opérations au Cap-Vert, comme celle d'avril 2016 sur l'île de Santiago, à laquelle a participé le Dr Carina Angeli (33 ans) venue de Sontra (nord de la Hesse, Allemagne) avec trois autres collègues. L'opération s'est déroulée à l'hôpital « Centre de Sãude » de São Domingos, à environ 20 kilomètres de la capitale Praia, dans le sud de la plus grande et de la plus peuplée des îles du Cap-Vert. Dans une chambre d'hôpital improvisée cabinet dentaire, les quatre praticiens dentaires ont soigné pendant deux semaines 299 patients âgés de 2 à 83 ans, deux tiers d'entre eux étant des enfants et des adolescents.

Des caries importantes chez les plus jeunes

Il s'est avéré que des caries importantes affectaient surtout les dents des enfants et des adolescents. Cela est attribué, d'une part, à une trop faible sensibilisation de la population à une hygiène bucco-dentaire suffisante, d'autre part aux nombreuses sucreries et boissons sucrées proposées partout en ville et même devant les écoles dans de simples échoppes et qui rencontrent un énorme succès. Quant aux patients plus âgés, même s'ils présentaient beaucoup moins de caries, leurs dents étaient fortement touchées par le tartre et les espaces édentés non soignés. Chez les patients très âgés, principalement des femmes, la denture était encore complète dans de nombreux cas, mais les dents étaient fortement abrasées. Un très grand nombre d'enfants âgés d'environ dix ans ayant subi un traumatisme des dents antérieures se sont présentés pour se faire soigner.

Carina Angeli n'a pas caché son émotion : « Chez un grand nombre d'enfants et d'adolescents, les parties résiduelles des dents étaient pourries jusqu'à la gencive. En Allemagne, nous ne rencontrons que très rarement de tels cas au quotidien. Malheureusement, parmi les dents extraites, il y avait souvent aussi des dents de lait. Aucun des enfants n'avait encore jamais été chez le dentiste, et ici, les soins prophylactiques n'existent tout simplement pas ici. Au lieu de cela, un grand nombre d'enfants mange sans arrêt des sucreries proposées tous les coins de rue. Chez un enfant de deux ans, toutes les dents de lait étaient cariées. »

Le bilan de deux semaines d'opération

Pendant les deux semaines qu'a duré l'opération, les quatre praticiens dentaires allemands ont extrait 267 dents, posé 144 obturations, détartré les dents de 49 patients, restauré 12 dents antérieures, réalisé 2 traitements radiculaires et de nombreuses fluorurations locales. Calculé selon le tarif le plus favorable d'une caisse d'assurance maladie légale obligatoire en Allemagne, le travail a représenté un volume global d'environ 25 000 euros. Afin de faire comprendre aux enfants l'importance d'une hygiène bucco-dentaire correcte et régulière, les praticiens dentaires ont consacré le dernier jour de l'opération à rendre visite à une école dans un village reculé. Ils ont montré à 80 enfants de la 1ère à la 7e classe comment se laver les dents correctement et leur ont expliqué comment utiliser les brosses à dents distribuées à cet effet aux enfants. Carina Angeli est heureuse d'avoir pu apporter son aide à São Domingos tout en ayant aussi vécu une expérience enrichissante. « Le travail que nous avons fourni au Cap-Vert est toutefois complètement différent de ce que je connaissais jusqu'à présent, et j'ai dû me réhabituer aux conditions de travail en Allemagne », poursuit la jeune chirurgien-dentiste.

Photos : Carina Angeli

Loin de toute civilisation
VOCO Dental Aid
La Britannique Louise Bambrick, hygiéniste dentaire, s'est rendue en Ouganda pou Lors de leur dernière intervention en Ouganda, Louise et ses collègues ont trait En Ouganda, il y a à peine 0,5 dentiste pour 10 000 habitants. Les dents de nomb À l'avenir, Louise Bambrick envisage de se rendre une fois par an en Ouganda pou

En février 2012, Louise Bambrick, à l'époque encore assistante dentaire, s'est rendue en Ouganda pour soutenir le projet d'aide humanitaire Dentaid. L'Ouganda a de toute urgence besoin d'un soutien médical extérieur – en particulier en ce qui concerne l'information dentaire. Pendant trois semaines, Louise Bambrick et d'autres bénévoles ont fait partager leur savoir et leurs connaissances à de nombreux Ougandais, en particulier dans les régions rurales. Les familles qui vivent dans ces régions, loin de toute civilisation et de la possibilité de recevoir des soins médicaux, ne possèdent ni brosses à dents ni dentifrice. Pour cette population, un traitement dentaire n'est même pas imaginable, les dentistes étant très peu nombreux en Ouganda. Pour s'en rendre compte, il suffit de comparer les chiffres : en Grande-Bretagne, on compte près de 28 dentistes pour 10 000 personnes, alors qu'il y a en Ouganda à peine 0,5 dentiste pour 10 000 personnes. Nul besoin d'être du métier pour imaginer les conséquences d'une telle pénurie de spécialistes. Les chirurgiens-dentistes qui se rendent en Ouganda sont toujours choqués de voir l'état d'hygiène bucco-dentaire de ses habitants.

Nouvelles perspectives en tant qu'hygiéniste dentaire

En 2017, Louise Bambrick s'est de nouveau rendue en Ouganda pour soutenir le projet pendant onze semaines – cette fois-ci en tant qu'hygiéniste dentaire. Une fonction qui lui a permis d'effectuer des extractions dentaires chez des enfants, de poser des obturations et de traiter des dents au fluor. En outre, elle a pu informer les parents et les enseignants des maladies bucco-dentaires les plus fréquentes et des mesures de prévention qu'ils peuvent entreprendre pour les éviter.

Distribution de brosses à dents et de dentifrice

Bien évidemment, Louise Bambrick n'était pas seule à soutenir le projet d'aide humanitaire dentaire en Ouganda. Elle était accompagnée d'une équipe composée de deux chirurgiens-dentistes, trois hygiénistes dentaires, deux assistantes dentaires et deux bénévoles. Le programme prévoyait neuf visites, notamment dans des écoles et des orphelinats. Toutes avaient pour objectif de soulager les douleurs dentaires des enfants mais aussi des adultes. Au total, ils ont traité 2 110 patients. Chacun d'entre eux a reçu une brosse à dent et du dentifrice et a été informé de manière intensive sur l'hygiène bucco-dentaire. Les dents de 1 108 patients ont pu être fluorées avec Profluorid Varnish, un produit fourni gratuitement pour le projet par VOCO. Ce don a été salué avec enthousiasme par les chirurgiens-dentistes qui ont pu ainsi contribuer à la prévention des caries chez de nombreux patients. 

À l'avenir, Louise Bambrick envisage de se rendre une fois par an en Ouganda pour soutenir avec ses connaissances et ses compétences le projet d'aide humanitaire.